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Jeudi 31 juillet 2008 : "Fatoumata la Berrichonne" par Isabelle Mounier
de Défriche Compagnie
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Lecture spectacle accompagnée de moments musicaux.
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Trois nouvelles de Claude Chanaud sur le thème de Vivre ensemble et du regard sur les différences.
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"C'est que d'abord Claude Chanaud parle des habitants plus encore que du pays lui-même. Et voilà, à mon sens ce qui fait le charme ici, au centre de la France, et qui sont, fondamentalement, pareils à tous les autres, en dépit d'une identité très marquée. Ils se débrouillent comme ils peuvent avec leurs sentiments, leurs instincts, leurs passions." Rolland Hénault
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Alors raconte, dis-nous comment c'était, l'an dernier...
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Des mots simples de tous les jours ...
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Extraits de propos du préambule de Dominique Sallanon
(…)
« J’avais une image dans le temps, l’ombre d’une femme âgée et des mots conservés pour rendre compte d’une vie. Peut-être une illusion pour moi mais une vérité pour elle qui possède les mots.
Aujourd’hui ces paroles à lire sont autant de tracés qui nous différencient de Marthe, pourtant par son humour et son humilité, elle nous conduit au-delà du temps et des milieux sociaux, à l’intimité de nos propres vies, éphémères et simples elles aussi.
(…)
Marthe se présente et sa surprise « Y’a des gens qui ont acheté le livre, je l’aurais pas cru, c’est qu’ils m’aiment bien ! » , s’accompagne de celle de gens qui l’aimeront bien parce qu’ils auront, par sa parole transcrite, l’impression de l’avoir rencontrée et de la connaître un peu. »
(…)
Extraits de paroles de Marthe Alibert
Ah oui oui, les sabots. Et moi, je trouvais qu’ils s’usaient pas vite, avec un couteau, je faisais un trou pour qu’ils s’usent plus vite, là, j’étais maligne va, parce que j’en voulais des neufs ! Pour le dimanche on avait des souliers, pas toujours bien jolis, que voulez-vous !
(…)
Moi j’avais 23 ans (1927) quand je suis venue travailler à Retournac, chez Delaigne.
(…)
Le premier jour chez Delaigue, on m’a donné des motifs de dentelles, il fallait que je regarde les nœuds, les couper ras. Pas couper le nœud mais couper les fils, et puis madame Delaigue passait le soir et elle me regardait ceux que je …, j’en sautais moi ! On le voit pas quand on est novice comme on dit ; quand on a pas l’habitude de la dentelle on le voit pas, alors elle m’y mettait une épingle mais elle me disait rien, elle me disait que le lendemain il faudrait le refaire.
(…)
Ah oui, en veillée ! on veillait. On travaillait à la cuisine, parce que mon père était couché. On avait une baratte, une grande baratte où on faisait le beurre, on y mettait un papier épais dessus et puis on y mettait notre lampe, on allait pas à l’assemblée, on restait là à ce moment là.
(…)
On faisait couvige à l’assemblée. On y veillait tous les soirs, mais on était plusieurs, y’avait peut-être quatre tables, tablettes ! et puis à chaque tablette y’avait quatre personnes …
(…)
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"Le passé m'a révélé la construction de l'avenir." Theillard de Chardin.
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Dans un décor habillement reconstitué, Patricia Léger et Gérard Defour ont feuilleté pour nous ce recueil souvenir et ont su par leur talent mettre en valeur et faire partager le récit de l'existence laborieuse de Marthe Alibert.
Les textes bien dits ont permis de se replonger dans ce quotidien de la vie de dentellière, une belle soirée.
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Une dégustation de vins des "Caves Marcon" ainsi qu'un buffet composé des produits du terroir ont terminé cette soirée de lecture-spectacle du Théâtre du Doigt dans l'Oeil.
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